La série Gérer & Comprendre privilégie une approche humaine de l'organisation des entreprises, grâce à des analyses qui ne fondent pas sur les seuls outils de gestion, mais empruntent aussi à la sociologie des moyens de compréhension indispensables aux responsables d'entreprises. Son fonctionnement est celui d’une revue académique à comité de lecture. Elle a été retenue par l'AERES dans son classement des revues en économie et gestion, ainsi que dans celui des revues en sociologie.

 

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N° 130 - Décembre 2017

Entre cacophonie et silence organisationnel, concevoir le dialogue sur le travail. Le cas de projets de maintenance dans une industrie à risque

Par Mathieu DETCHESSAHAR, Stéphanie GENTIL, Anouk GREVIN et Benoît JOURNÉ
Université de Nantes (IAE ‒ Laboratoire d’économie et de management de Nantes – LEMNA)

 

Les organisations à haute fiabilité sont désormais soumises à des contraintes économiques et industrielles qu’elles doivent concilier avec les impératifs de sûreté et de sécurité. Plus que jamais, la question de la bonne articulation entre un haut niveau de prescription et un flux permanent d’aléas est au cœur des préoccupations de ces organisations. Cela se traduit par une attention constante portée aux activités opérationnelles. Cet article s’appuie sur une recherche-intervention conduite depuis 2013 au sein d’une usine industrielle à risques confrontée à des problèmes de tenue des délais de ses projets d’arrêt pour maintenance et à des tensions en matière de qualité de vie au travail. Le caractère remarquable du cas analysé réside dans le fait qu’en dépit d’une culture de la sécurité très attentive à la coordination opérationnelle, l’organisation peine à penser les espaces qui permettraient un véritable dialogue sur l’activité. Nous montrons, dès lors, qu’il ne suffit pas de multiplier les dispositifs de coordination pour construire la performance globale d’une organisation. En effet, la sur-instrumentation de la communication peut, au contraire, devenir contreproductive, lorsque le travail reste silencieux alors que la communication devient de plus en plus cacophonique. Dans la lignée des travaux de Detchessahar (2013), l’article dessine une ingénierie des espaces de discussion du travail qui soit à même de prendre en charge les multiples tensions qui traversent les organisations à haute fiabilité (HRO – High Reliability Organizations). 

 

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N° 130 - December 2017

Between noise and silence, engineering a dialog about work: Maintenance projects in a high-risk industry

 

Mathieu Detchessahar, Stéphanie Gentil, Anouk Grevin and Benoît Journé,
Nantes University (IAE ‒ LEMNA, Laboratoire d’Économie et de Management de Nantes)

 

High reliability organizations are now subject to economic and industrial constraints that they have to dovetail with the imperatives of safety and security. They have to pay constant attention to their operational activities. More than ever, their key preoccupation is the question of the right combination between a high level of prescriptions and an ongoing series of contingencies. This intervention research has been conducted since 2013 in a high-risk industrial plant with problems of keeping the deadlines set for maintenance work and with tensions related to the quality of life at the workplace. What is remarkable about this case is that, despite a “culture of security” very attentive to coordinating operations, the organization has difficulty imagining how to design the conditions for a genuine dialog on workplace activities. To improve an organization’s overall performance, it does not suffice to set up ever more arrangements for coordination. On the contrary, an overinstrumentation of communications can become counterproductive as work remains silent while communications make ever more noise. How to engineer opportunities for discussing work so as to address the many tensions running through high-reliability organizations?

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N° 130 - Diciembre 2017

Cómo crear un diálogo sobre el trabajo entre cacofonía y silencio organizativo. El caso de los proyectos de mantenimiento en una industria de riesgo

 

Mathieu Detchessahar, Stéphanie Gentil, Anouk Grevin y Benoît Journé,
Universidad de Nantes (IAE - Laboratorio de Economía y gestión de Nantes ‒ LEMNA)

 

Las organizaciones de alta fiabilidad están en adelante sujetas a limitaciones económicas e industriales que deben conciliarse con los imperativos de seguridad y protección. Más que nunca, la cuestión de la buena articulación entre un alto nivel de prescripción y un flujo permanente de imprevistos se ha convertido en la principal preocupación de estas organizaciones. Esto se traduce en una atención constante a las actividades operativas. El artículo se basa en una investigación-intervención realizada desde 2013 en una planta industrial de alto riesgo confrontada a problemas de cumplimiento de los plazos de sus proyectos de parada para mantenimiento y a diversas tensiones en materia de calidad de vida en el trabajo. Lo más notable del caso analizado es el hecho de que, a pesar de una cultura de seguridad que estaba muy atenta a la coordinación operativa, la organización no logra crear espacios que permitan un verdadero diálogo sobre la actividad. Por lo tanto, se demuestra que no basta con multiplicar los mecanismos de coordinación para crear el rendimiento global de una organización. En efecto, la sobreinstrumentación de la comunicación puede llegar a ser contraproducente, cuando el trabajo es silencioso mientras que la comunicación es cada vez más cacofónica. En consonancia con los trabajos de Detchessahar (2013), el artículo esboza una ingeniería de los espacios de discusión del trabajo que pueda tener en cuenta las múltiples tensiones que experimentan las organizaciones de alta fiabilidad (HRO - High Reliability Organizations).

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